Résumé
Des dispositifs collaboratifs sont souvent mis en place pour l’accompagnement des transitions vers les nouveaux paradigmes qui relèvent des sciences de la durabilité, tels que l’agroécologie ou la santé unique (« one health »). Différentes études ont porté sur la mise en œuvre opérationnelle et la durabilité de tels dispositifs. Elles ont révélé le caractère crucial de l’animation de tels dispositifs mais aussi la nécessité de compétences spécifiques et d’un protocole robuste de facilitation des interactions et des synergies. Le maintien d’une participation continue dans la durée fait partie des défis de cette facilitation. La présente note vise à apporter une réponse à ces besoins méthodologiques. Une réflexion a été menée et une approche innovante et intégrative a été développée en couplant le concept de laboratoires vivants (« living labs ») agroécosytémiques avec une méthodologie d’animation en intelligence collective dite « Communauté de projets en réseau ». Cette dernière trouve ses racines dans les sciences cognitives, les neurosciences, l’anthropologie, la théorie des jeux etc…. Elle vise à rendre de tels dispositifs d’accompagnement des transitions efficients, productifs, agiles, autonomes et pérennes. Elle permet de dépasser le cadre limitant des projets dont la durée est incohérente avec les objectifs de moyen et long terme de la transition. Elle apporte une réponse à la question épineuse de la participation grâce à une dynamique d’implication rendue possible par des outils de facilitation adaptés, et un mécanisme de rôles interchangeables. En faisant émerger de nouvelles opportunités de synergies, de mutualisations et d’entraide, cette méthodologie permet d’élargir le champ des possibles et d’accroître le champ de l’impact des projets de recherche. Elle permet aussi de dépasser la course à la compétition entre projets pour galvaniser les énergies autour des « communs ».