Résumé
La fertilisation azotée des cultures a longtemps été fondée sur une analyse statistique de la réponse de leur rendement à des doses croissantes de fertilisants. Ce pronostic a conduit à une pratique d’assurance où l’on applique des doses d’azote excessives, afin de ne pas pénaliser les rendements. Une méthode prévisionnelle du bilan d’azote d’une culture a été mise au point pour corriger cette tendance, mais elle reste très imparfaite. Le diagnostic de l’état de nutrition azotée d’une culture a récemment émergé, résorbant l’incertitude liée à la variabilité des conditions locales. Ce diagnostic, intégré dans des algorithmes d’aide à la décision, permet d’effectuer les apports de fertilisants seulement « là » et « quand » l’état nutritionnel des cultures le nécessite. Cette précision doit permettre d’atteindre les rendements fixés en minimisant les impacts environnementaux..