Résumé
Dans cet article, les auteurs décrivent dans un premier temps le contexte de compétition commerciale dans lequel s'inscrit aujourd'hui la « course verte » (green race) à l'innovation technologique, insistant notamment, au-delà des aspects technologiques, sur la concurrence salariale entre les pays. Puis ils montrent ce que l'Europe peut espérer gagner – valeur ajoutée et emplois – de sa position dominante actuelle dans le secteur de l'éolien et de ses parts de marché gagnées à travers le monde dans le secteur du photovoltaïque. Ils nuancent néanmoins ce constat en soulignant l'instabilité d'une situation mondialisée qui pourrait se transformer en « hyper compétition » (hypercompetition); et, dans cet équilibre mondial, faute d'un soutien affirmé des politiques publiques et d'accords commerciaux « durables », l'Europe pourrait être privée de certains marchés.