Abstract
À travers le monde, les maladies à transmission vectorielle occupent 17 % des maladies infectieuses connues et sont responsables de plus de 700 000 décès par an (OMS,2017). Aujourd’hui, plus de 80 % de la population mondiale est exposée à la menace des maladies à transmission vectorielle (Golding et al., 2015). Parmi ces vecteurs, les tiques, de par leur grande capacité à transmettre de très nombreux agents pathogènes (bactéries, parasites et virus), occupent la deuxième place entant que vecteurs d’agents pathogènes touchant les humains derrière les moustiques, et la première place entant que vecteurs en santé animale au niveau mondial (Fuente, 2008 ; Jones et al., 2008). En Europe, les zoonoses constituent la majorité des maladies infectieuses et sont très souvent liées aux tiques (Zortman, 2024 ; Gortazar et al.,2007 ; Jones et al., 2008). Malgré l’instauration de nombreux programmes de surveillance et de prévention des risques, les maladies à tiques, connaissent une expansion géographique et une incidence de cas croissantes en Europe dues à une combinaison de facteurs complexes mêlant des composantes écologiques, climatiques et anthropiques aux interfaces faune sauvage/animaux domestiques (Zortman, 2024 ; Medlock et al.,l 2013).