Résumé
En France métropolitaine, six espèces de mugilidés sont actuellement recensées, dont le mulet porc (Chelon ramada). Toutefois, les connaissances sur l’écologie de cette famille demeurent limitées, elles compliquent ainsi la mise en place de mesures de gestion durable adaptées. Dans le cadre de la seconde phase du projet "MULET", ce rapport aborde trois problématiques prioritaires : l’identification taxonomique, la distribution géographique et le fonctionnement des populations de mulet porc.Les résultats mettent en évidence les limites des clés morphologiques actuelles, révélant la nécessité d’intégrer des outils génétiques et des critères morphologiques affinés pour une identification fiable des espèces. L’étude de la répartition géographique montre une grande variabilité régionale, mais soulève également des incohérences, notamment pour le mulet porc, renforçant l’importance de poursuivre les investigations avec des prélèvements ciblés. Enfin, l’analyse comparée des populations dans les bassins de la Vilaine et de la Gironde révèle des dynamiques contrastées, influencées par les spécificités environnementales et anthropiques locales, avec des périodes de reproduction bien définies.Ce rapport souligne l’importance de réviser les outils d’identification, d’approfondir les études génétiques et de renforcer les inventaires d’ADNe pour améliorer la précision des données. Il met également en avant la nécessité de mobiliser les acteurs locaux et d’harmoniser les stratégies de gestion au sein des Plans de Gestion des Poissons Migrateurs (Plagepomi). Ces efforts sont essentiels pour garantir la conservation et la valorisation durable des mugilidés, espèces d’intérêt écologique et économique face aux pressions croissantes.