Résumé
L’étude des organismes photosynthétiques est cruciale dans le cadre du dérèglement climatique actuel. Ces organismes, essentiels à la base de la chaîne alimentaire de la plupart des écosystèmes, jouent un rôle de puits de carbone, contribuant ainsi à la régulation du climat. Leur physiologie est cependant vulnérable aux changements environnementaux, menaçant leur diversité et, par extension, la productivité des écosystèmes, qu’ils soient naturels ou agricoles. Face à ces enjeux, l’approche intégrative adoptée par la section 23 du CNRS est primordiale. Elle vise à enrichir notre compréhension des organismes photosynthétiques dans une perspective holistique, de la molécule à l’écosystème. Ce rapport présente les avancées majeures de la recherche au CNRS dans ce domaine, soulignant l’importance de diversifier les modèles et mécanismes étudiés. Il met également en lumière l’extension des recherches aux holobiontes et aux écosystèmes marins, élargissant ainsi le champ d’étude. Il réaffirme le besoin essentiel d’un soutien fort à la recherche fondamentale dans le domaine, prérequis à toute innovation technologique significative. Enfin, diverses pistes de réflexion sont proposées pour soutenir et renforcer la dynamique de la recherche nationale sur les organismes photosynthétiques, en prenant en compte la nécessité d’intégrer les enjeux climatiques dans les pratiques de la recherche.