Résumé
The invasion of non-native species is considered one of the main threats to biodiversity, leading to major changes in the structure and functioning of ecosystems. In the context of globalization, research on invasive species has become increasingly important due to the growing number of species being relocated through human activities—such as transport, trade, and others. Invasive species often cause significant problems as they compete with local flora and fauna, frequently disrupting the abundance and quality of native species. This results in a loss of biodiversity which, in the long term, can lead to substantial reductions in ecosystem services, such as lower fishery yields. Since the opening of the Suez Canal in 1869, the Eastern Mediterranean has undergone an unprecedented transformation in species composition, with the massive arrival of non-native species—known as Lessepsian migrants—from the Red Sea. These species already account for more than a quarter of total catches in the Eastern Mediterranean, and sometimes even more. Some of them are now spreading as far as the Western Mediterranean.
The FRB–Cesab Gaspar project specifically investigated the mechanisms that enable a species to adapt to a new environment, in the context of biological invasions and species adaptation to climate and global change. For the first time, the Gaspar project conducted a comprehensive study of all species inhabiting adjacent systems, in order to identify the processes that determine which ones become invasive. Such information is rarely available, and this approach had never been applied before.
This document summarizes, in just a few pages, the project’s context and objectives, the methods and approaches used, the main findings, and the impacts on science, society, and both public and private decision-making.
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L’invasion d’espèces non autochtones est considérée comme l’une des principales menaces pour la biodiversité, entrainant des changements importants dans la structure et le fonctionnement des écosystèmes. Dans le contexte de la globalisation, la recherche sur les espèces envahissantes est devenue de plus en plus importante du fait du nombre croissant d’espèces déplacées par l’activité humaine –transports, commerce, etc. Les espèces envahissantes sont souvent sources de problèmes, car elles entrent en compétition avec la faune ou flore locales. Elles perturbent ainsi souvent la densité et la qualité des espèces natives. Il en résulte une perte de biodiversité qui, à terme, peut engendrer des pertes importantes de services écosystémiques, comme par exemple une diminution des rendements de la pêche. Depuis l’ouverture du Canal de Suez en 1869, la Méditerranée de l’Est connait une transformation sans précédent dans la composition de ses espèces, avec l’arrivée massive d’espèces non autochtones, dites lessepsiennes, provenant de la Mer Rouge. Ces espèces constituent déjà plus du quart des captures dans l’est de la Méditerranée, et parfois bien plus. Certaines de ces espèces arrivent même aujourd’hui jusqu’en Méditerranée de l’Ouest.
Le projet FRB-Cesab Gaspar a particulièrement étudié les mécanismes qui permettent l’adaptation d’une espèce à un nouvel environnement, dans le contexte d’une invasion biologique et de l’adaptation des espèces aux changements climatiques et globaux. En effet, pour la première fois, le projet Gaspar a mené une étude sur l’ensemble des espèces habitant des systèmes limitrophes pour identifier les processus sélectionnant celles qui deviendront envahissantes. Cette information est rarement disponible et jusqu’à présent cette approche n’avait jamais été utilisée.
Ce document synthétise en quelques pages le contexte et les objectifs du groupe, les méthodes et approches utilisées, les principales conclusions ainsi que l'impact pour la science, la société, la décision publique et privée.