Résumé
Introduction : Le déficit énergétique relatif dans le sport (RED-S) est une altération des fonctionnements physiologiques et/ou psychologiques causée par une faible disponibilité énergétique. Les jeunes femmes sont les plus à risque, notamment celles pratiquant une activité physique régulière et/ou intense mettant l’accent sur la minceur. Environ 15 à 80% des athlètes sont touchées par ce syndrome. Malgré cette prévalence élevée, un manque de connaissances des athlètes et des professionnels est à souligner. Ce constat démontre l’urgence desensibilisations et de formations. L’objectif de cette étude est de déterminer comment les masseurs-kinésithérapeutes peuvent dépister et mieux accompagner les patientes atteintes du RED-S, alors qu’il semble exister un manque de connaissances par les acteurs de ce syndrome.Méthode : Une revue de portée a été réalisée en utilisant les bases de données PubMed, ScienceDirect et Cochrane Library. Seules les études en rapport avec la question de rechercheet publiées au cours des 5 ou 10 dernières années ont été retenues. De plus, elles devaient être rédigées en français ou anglais, et avoir pour population cible la femme. Au total, l’équation de recherche a identifié 42 articles.Résultats : 7 études ont été sélectionnées et réparties en 3 catégories : l’éducation, le diagnostic et la prévention. Les résultats des programmes éducatifs indiquent une amélioration des connaissances des athlètes. Concernant le diagnostic, le questionnaire LEAF-Q est le plus fréquemment utilisé. Il est souvent associé à d’autres outils qualitatifs, notamment des questionnaires sur les troubles alimentaires. Des variations de marqueurs sanguins et de l’apport énergétique sont observables lors d’un déficit énergétique.Conclusion : Les programmes éducatifs, et particulièrement les vidéos, augmentent les connaissances des athlètes, mais ne suffisent pas à changer leur comportement alimentaire. Face au caractère multifactoriel du RED-S, une prise en charge pluri-profesionnelle semble être plus adaptée, notamment en prenant en compte la santé mentale de l’athlète. De plus, une évaluation nutritionnelle régulière ainsi qu’une surveillance des marqueurs sanguins permettent de diagnostiquer le RED-S et de limiter ses risques.