Résumé
Viens, marchons vers Worpswede…Bouleaux dansants et chanson des étangs,comme si les anges rêvaient, telspinceaux dans le vent.Des couleurs aux douceurs de bruyère murmurentau travers des bois : un peintres’éveille en riant aux éclats....Viens, marchons vers Worpswede…Petits paysans semblantlibellules, vaches en liberté, immensités des verts.Là, deux femmes esquissent une danse elfique sur le sable, enlaçant peupliers et s’embrassant, lespaupières closes.Le moulin bourdonne vers l’éternité, chant du marais et feutrines désuètes.Viens, marchons vers Worpswede…Vois donc les rondes, les filles sijolies, des artistes hardis,de nobles poètes, et, une fois les prairies endormies,le mot prenait vie : ainsi les couleurs devenaient l’antrede l’or.Ce poème fait partie des œuvres présentées dans le cadre de ma thèse en recherche-création autour de la colonie d'artistes de Worpswede et de trois femmes artistes.