Résumé
Élisabeth Carter reste une inconnue de l’histoire de l’Éducation nouvelle. Pourtant, son itinéraire au croisement de l’histoire du féminisme et de l’Éducation nouvelle et populaire reflète un cheminement personnel ainsi que l’illustration des combats d’une génération de femmes pédagogues belges. Son engagement théosophique et maçonnique fut très longtemps nié. Il nous semble pourtant qu’il s’agit d’un élément majeur de compréhension de ses prises de position. Après avoir précisé son itinéraire professionnel d’enseignante d’éducation nouvelle, cette contribution souligne l’importance de son engagement théosophique et maçonnique dans sa vision de l’éducation ainsi que son action d’éducation populaire avec la création de la bibliothèque «l’heure joyeuse».