Résumé
Dans les collectifs enseignant la natation auprès d’élèves du primaire (professeurs des écoles (PE), maitres-nageurs sauveteurs (MNS) et parents bénévoles), le travail mené s’inscrit dans la « zone grise » entre scolaire et non-scolaire. En effet, cet enseignement, bien qu’intégré dans les programmes, reste secondaire au regard du triptyque lire, écrire et compter. De plus, l’inscription institutionnelle de deux des acteurs (maitres-nageurs et parents) n’est pas scolaire.Si l’action à la piscine engage tous ces acteurs aux abords des bassins, comment se déroule-t-elle concrètement ? Comment les individus prennentils en charge cet enseignement de manière individuelle et collective ? Existe-t-il une complémentarité, une réelle coopération ou peut-on observer d’autres processus qui réduisent voire annihilent l’efficience de cette organisation ? Pour répondre à ces questions, nous avons ouvert la boite noire en analysant l’activité collective de trois de ces acteurs tout au long d’une séquence de natation.