Résumé
Au début du XXe siècle, Victor Bérard offre une lecture originale de la géographie béotienne dans "Les Phéniciens et l’Odyssée" avec Thèbes présentée en tant que fondation phénicienne au cœur d’une route entre les golfes de Corinthe et d’Eubée. Cette analyse tranche avec la vision traditionnelle d’une Béotie « sans grande relation avec la mer » pour soutenir ce que V. Bérard appelle la « loi des isthmes ». Cette théorie, jamais abandonnée par son auteur, fut rapidement désavouée par la postérité. La contextualiser permet ici de mieux la comprendre et de voir si elle peut retrouver une pertinence.