Résumé
À Dakar, les universités privées se développent en s’appuyant sur les ressources de la ville-centre, en particulier autour de l’Université Cheikh Anta Diop. Elles dépendent largement des enseignants du secteur public et bénéficient des infrastructures urbaines. Le quartier du Point E est devenu un véritable pôle éducatif grâce à cette concentration d’établissements, profitant de son accessibilité, de son attractivité résidentielle et participant à la transformation urbaine du quartier. Cette implantation stratégique permet d’attirer des étudiants issus des classes moyennes et supérieures, tout en renforçant l’image des établissements. Parallèlement, un projet planifié de pôle éducatif en périphérie de Dakar, à Diamniadio, peine à s’imposer, faute d’infrastructures suffisantes et d’un ancrage dans un tissu universitaire et urbain dense. Ces établissements privés sont non seulement des acteurs éducatifs, mais aussi des acteurs de la recomposition urbaine.