Résumé
Eighty-seven two-hour acoustic surveys (radius 0.8 nautical mile, vertical range 0–500 m) around 17 fish aggregating devices (FADs) were conducted in French Polynesia between December 1995 and February 1997. Associated tuna densities were calculated using two different techniques: echo counting when the fish had sufficient distances from each other and echo integration when the fish swam close together (in schools). No acoustic detection of tuna was observed during 27 of the 87 surveys, representing 81 % of all the nocturnal surveys and 15 % of the diurnal ones. The 60 other surveys showed three different classes of aggregations: (1) ‘deep scattered fish’, observed 45 times, (2) ‘intermediate scattered fish’, observed 16 times, and (3) ‘shallow schooling fish’, observed 16 times. Sometimes aggregations of different classes were observed beneath the same FAD. The size of the fish inside the aggregations (determined from target strength values), the distance between the individuals, and the depth of the fish all decreased from ‘deep scattered fish’ to ‘shallow schooling fish’ (100–300 m for ‘deep scattered fish’, 50–150 m for ‘intermediate scattered fish’, and above the depth of 50 m for ‘shallow schooling fish’). Fish densities also varied according to the class of aggregations: 7.3, 26, and 801 fish per km
3 on average for ‘deep scattered fish’, ‘intermediate scattered fish’, and ‘shallow schooling fish’, respectively. The highest densities were observed during daytime, while night-time observations indicated a variety of situations, from the absence of individuals to large amounts of fish.
Quatre-vingt-sept prospections acoustiques, d’une durée de deux heures, ont été effectuées entre décembre 1995 et février 1997 en Polynésie française autour de 17 dispositifs de concentration de poissons (DCP). Les densités en thons, entre la surface et 500 m de profondeur et dans un rayon de 0.8 mille nautique autour des DCP, ont été estimées par écho-comptage en présence de poissons dispersés, ou par échointégration en présence de poissons agrégés en bancs. Lors de 27 prospections, (représentant respectivement 81 % et 15 % des prospections nocturnes et diurnes effectuées), aucune détection de thon n’a été observée. Les 60 autres prospections ont montré 3 différents types d’agrégation : (1) le type « poissons dispersés profonds » observé 45 fois, (2) le type « poissons dispersés intermédiaires » observé 16 fois et (3) le type « poissons en bancs superficiels » observé 16 fois. Différents types d’agrégation ont parfois été observés sous un même DCP. La taille des poissons (déterminée à partir des valeurs d’indice de réflexion individuel ou TS), la distance entre les individus et la profondeur des détections diminuent, alors que les densités augmentent, entre les types « poissons dispersés profonds » (7.3 poissons par km
3 entre 100 et 300 m de profondeur), « poissons dispersés intermédiaires » (26 poissons par km
3 entre 50 et 150 m) et « poissons en bancs superficiels » (801 poissons par km
3 entre la surface et 50 m). Les densités les plus fortes ont été observées de jour, alors que de nuit, différentes situations, depuis l’absence totale de détection jusqu’à la présence de densités élevées ont été rencontrées.