Abstract
Dans le cadre des problématiques alcooliques, l’organisation des traces mnésiques inconscientes rend le travail thérapeutique extrêmement difficile. Par une analyse métapsychologique des altérations mnésiques, l’option d’une activité psychique mise au service de l’amnésie (oubli comme effet du refoulement), de la répétition (agir au lieu du souvenir) ou de l’hypermnésie (souvenir psychique présentant souvent un caractère d’ordre traumatique) est plus spécifiquement développée.Ces souvenirs, quelles que soient leur nature (perte, violence, abus sexuel…) ou leur forme (amnésie, répétition ou hypermnésie), ne seraient pas intégrés à une dynamique psychique qui leur permettrait de faire histoire. Le sujet alcoolique n’aurait alors de cesse de s’inscrire dans l’agir ou le factuel de l’événement passé ou actuel sans jamais pouvoir élaborer les souvenirs. À partir d’une hypothèse étiopathogénique des troubles mnésiques dans les conduites alcooliques, le traitement psychique de la trace mnésique est alors analysé au niveau des processus inconscients originaires, des processus inconscients primaires et des processus secondaires.