Abstract
Depuis quelques années, l’école tend à développer les compétences émotionnelles des élèves, et ce domaine d’investigation est travaillé à tous les âges, parfois même, dès la maternelle. Ce champ de recherche a fait l’objet de nombreuses études scientifiques, et son rôle essentiel tant pour la santé mentale, que pour le développement des compétences cognitives ou sociales n’est plus à démontrer. Notre cerveau est le siège de nos émotions, qui font partie de l’héritage universel de l’être humain. Elles ont une fonction précise : l’adaptation à notre environnement, afin de faciliter la survie et la communication. Mais notre environnement est traduit, imaginé de manière différente par chaque humain, parce qu’il vit dans un monde qu’il est le seul à orchestrer. Notre psyché va s’unir à cette organisation, qui façonnera la personnalité de l’individu tout au long de la vie. Chaque humain a une histoire collective et une histoire personnelle, et cette histoire commence dans sa famille d’origine, et se poursuit à l’école, premier lieu social. Les enfants, comme les adultes, expriment des émotions sans avoir toujours conscience de ce qui les a déclenchées. Dès lors, l’école ne peut demander aux élèves d’apprendre à gérer leurs émotions, sans garde-fou. Cet article explore les pistes possibles de positionnement face à la problématique du transfert et du contre-transfert en éducation, concepts qui appartiennent également au champ du social, dont l’éducation fait partie.