Résumé
La Société Française de Médecine Nucléaire (SFMN) a lancé « l’étude capacité théranostique » auprès d’établissements disposant de services de médecine nucléaire (CHU, CLCC, CHG, ESPIC, centres libéraux) pour favoriser une adoption rapide et un accès facilité à cette innovation thérapeutique, soit en optimisant le nombre de patients par service, soit en envisageant l’ouverture d’activités dans des territoires non couverts. La SFMN entend avant tout sensibiliser les établissements participant à l’étude à la mise en œuvre de l’activité RIV, mais elle souhaite également éclairer les tutelles nationales, régionales et locales sur le niveau de préparation des services de médecine nucléaire, leurs enjeux et les difficultés qu’ils rencontrent. Pour mener cette étude, la SFMN a mandaté le cabinet Madis Phileo, lequel s’est adjoint l’expertise technique d’Esprimed. Cette étude a été menée avec le soutien financier de la société AdAcAp après validation de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France. La SFMN a conduit cette étude en toute indépendance tant sur le design de l’étude que sur son exécution sans autre intervention de la part d’AdAcAp. Il faut noter que dans le cadre de cette étude, nous évoquons beaucoup la RIV au Lu-177 PSMA, considérant que c’est cette modalité thérapeutique qui est amenée, à courte échéance, à augmenter significativement le flux de patients. Le plus possible, cependant, nous avons utilisé une grille de lecture globale, en intégrant dans nos analyses les autres traitements RIV pratiqués actuellement en France (lutétium dans les tumeurs neuroendocrines, iode 131, etc.), et en essayant, du mieux possible d’intégrer les activités de recherche clinique qui sont amenées à mobiliser des créneaux thérapeutiques. Le présent rapport est constitué de deux parties distinctes : Partie I : Consolidation Nationale et Partie II : Analyse Approfondie. Ces deux parties reposent sur les grilles d’évaluation relatives à chaque service de médecine nucléaire, anonymisées et colligées dans un fichier Excel pour regrouper dans un même document l’ensemble des données recueillies et des scores calculés. Le recrutement des 79 services s’est fait intégralement sur la base d’une démarche volontaire. Les données collectées résultent donc de la coopération des participants pour documenter l’étude et la rendre la plus pertinente possible. La restitution à tous les services participants des rapports individuels nominatifs a conforté la pertinence de leurs conclusions sans donner lieu à des modifications ou amendements notables. Après vérification des services participants et croisement des données, nous sommes amenés à conclure que l’étude est représentative de la réalité de la pratique théranostique en France à la date de rédaction de ce rapport.