Résumé
Résumé: 1. Les hyménoptères parasitoïdes contribuent à la régulation des insectes ravageurs mais dépendent souvent de ressources florales riches en nectar pour se reproduire et se développer. L'ajout de plantes à fleurs dans les cultures permet d'accroitre les populations d'hyménoptères parasitoïdes, mais ne favorise pas toujours le parasitisme des ravageurs, les plantes à fleurs pouvant attirer des espèces de parasitoïdes, qui ne sont pas directement impliquées dans le contrôle des ravageurs. 2. Dans le cadre d'une expérimentation factorielle menée pendant une année dans des vergers sans pesticides, nous avons analysé les effets de trois espèces végétales communes (Capsella bursa‐pastoris Medik., Veronica persica Poir. et Vicia sativa L.), en association aux pommiers, pour le recrutement des parasitoïdes et le parasitisme d'un ravageur majeur, le puceron cendré (Dysaphis plantaginea Passerini). Les identifications morphologiques et moléculaires des espèces de parasitoïdes ont permis la caractérisation des communautés associées à chaque espèce végétale. Les communautés de parasitoïdes étaient différentes d'une espèce végétale à l'autre. 3. Les effets des plantes sur l'abondance des parasitoïdes ne dépendaient pas de la quantité de ressources florales des plantes testées. Sur l'ensemble de la saison, deux espèces parasitant D. plantaginea ont été observées : Ephedrus persicae (Froggatt) et Aphidius matricariae (Haliday). Ces deux espèces représentaient 6 % de l'abondance totale des parasitoïdes. Elles ont principalement été observées dans les fleurs de V. persica. Le parasitisme des pucerons était plus élevé et un nombre plus faible de colonies de pucerons était observé dans les pommiers associés à V. sativa. 4. Les trois plantes testées n'avaient toutefois pas d'effet sur les abondances totales de pucerons dans les pommiers, ni sur les prédateurs généralistes et les fourmis observés dans les colonies de pucerons. Leurs impacts sur la régulation du puceron cendré du pommier restent ainsi globalement limité.