Résumé
The long-term success of conservation translocations not only relies on the survival and reproductive success of released individuals, but also on addressing challenges related to population expansion up to natural regulation, whether exceeding expected numbers, or hindered by environmental or anthropogenic changes over time. Using the 40-year dataset of intensive griffon vulture (Gyps fulvus ) monitoring since its reintroduction in French Grands Causses in 1981, we performed a multi-strata (multi-states and multi-events) mark-recapture analysis to estimate survival probabilities. We (1) integrated mark-loss and remarking events, (2) explored a variety of anthropic and environmental factors that may affect survival in this population, such as wind turbines, feeding stations or density dependence. Overall, the life histories of 1506 wild-born individuals were computed, yielding juvenile survival probabilities of 0.66 (95% CI = 0.605-0.707), immature survival probabilities of 0.91 (95% CI = 0.872-0.937) and adult probabilities of 0.94 (95% CI = 0.917-0.952). Even though founder individuals were released four decades ago, and the population has grown continuously ever since, no effect of density dependence or of potential anthropic threats was detected on survival. Beyond bringing another piece of evidence supporting the relevance of this translocation program, as well as the benefit of regular monitoring efforts over several decades, our findings illustrate the importance of considering the maximum carrying capacity once wildlife populations are restored. Questioning the number of individuals to be expected may indeed allow anticipating both adaptive monitoring and management strategies, and ultimately, ensure the long-term viability of restored populations.
Le succ & egrave;s & agrave; long-terme d'un programme de r & eacute;introduction ne repose pas uniquement sur la capacit & eacute; de survie et de reproduction des individus rel & acirc;ch & eacute;s. Y participe & eacute;galement la gestion des enjeux li & eacute;s & agrave; l'expansion de la population r & eacute;introduite au cours du temps, qu'elle d & eacute;passe les attentes ou se voie entrav & eacute;e par des facteurs environnementaux ou anthropiques, avant d'atteindre son niveau de r & eacute;gulation naturel. En nous basant sur 40 ans de donn & eacute;es de suivi intensif du vautour fauve (Gyps fulvus) depuis sa r & eacute;introduction dans les Grands Causses en 1981, nous r & eacute;alisons ici une analyse multi-strates (multi-& eacute;tats et multi-& eacute;v & egrave;nements) des probabilit & eacute;s de survie locale chez les individus n & eacute;s-libres dans cette population r & eacute;introduite. Dans cette & eacute;tude nous (1) int & eacute;grons les probabilit & eacute;s de perte de marquage, ainsi que de re-marquage en cas de capture, (2) explorons l'impact de diff & eacute;rents facteurs environnementaux ou anthropiques susceptibles d'affecter la survie dans cette population. Gr & acirc;ce & agrave; l'analyse de de 1 506 histoires de vies individuelles, nous avons pu calculer des probabilit & eacute;s de survie de 0.66 (95% CI = 0.605-0.707) chez les juv & eacute;niles de moins de 1 an, de 0.91 (95% CI = 0.872-0.937) chez les immatures de 1 & agrave; 3 ans, et de 0.94 (95% CI = 0.917-0.952) chez les adultes. Bien que les individus fondateurs aient & eacute;t & eacute; rel & acirc;ch & eacute;s il y a quarante ans, et que la population n'ait cess & eacute; de cro & icirc;tre depuis, nous n'avons pu d & eacute;tecter aucun effet de densit & eacute;-d & eacute;pendance sur la probabilit & eacute; de survie. De la m & ecirc;me mani & egrave;re, nous n'avons pu mettre en & eacute;vidence aucun effet de potentielles menaces anthropiques, ni de diff & eacute;rences entre m & acirc;les et femelles. Au-del & agrave; d'apporter une nouvelle preuve du succ & egrave;s de ce programme, et des b & eacute;n & eacute;fices d'un effort de suivi de population constant sur plusieurs dizaines d'ann & eacute;es, notre & eacute;tude illustre l'importance de consid & eacute;rer la capacit & eacute; de charge maximale d'une population r & eacute;introduite. Estimer un nombre d'individus auquel s'attendre peut en effet permettre d'anticiper de futures adaptations du programme de suivi, mais & eacute;galement de la strat & eacute;gie de gestion de la population r & eacute;introduite, permettant en d & eacute;finitive de s & eacute;curiser sa viabilit & eacute; & agrave; long-terme.