Résumé
Large mammals play critical roles in ecosystems, yet 60% are threatened with extinction and populations continue to decrease. Declines are particularly precipitous in conflict-affected areas, disrupting ecosystems and reducing chances of post-conflict recovery. Large carnivores are disproportionately impacted by armed conflict, yet information on population status is lacking in areas affected by insecurity because the intense survey effort required poses risks to human safety. The globally important W-Arly-Pendjari (WAP) ecosystem is increasingly affected by conflict and supports one of the four known remaining populations of the Critically Endangered, yet poorly documented, Northwest African cheetah (Acinonyx jubatus hecki). We used camera traps in a novel dual placement design over three biennial surveys to generate reliable and repeatable estimates for cheetah in Pendjari National Park and its surrounding hunting zones. Our design ensured detection of sufficient individuals and recaptures to allow density estimation and could be adapted for other rare, low-density species. The two best multi-session hybrid mixture spatially-explicit capture recapture (SECR) models estimated a density of 0.26 +/- 0.10 SE individual/100 km2 across the 4839 km2 survey area, or 0.51 +/- 0.16 SE individual/100 km2 in Pendjari National Park and zero density in the adjacent hunting zones. The sex ratio was female-biased, and females moved over more than twice the area of males, in agreement with studies elsewhere. Cheetahs showed strong crepuscular activity patterns, but males were also active before sunrise and after sunset. Practical implication: Our results indicate that Pendjari National Park is likely to be a core area for cheetah in this ecosystem and may be an important source population for the WAP Complex; however, the cheetah population is worryingly small. Violent extremism and insecurity are widespread across the remaining distribution of A. j. hecki and hence, we recommend that our approach, which minimises on-the-ground fieldwork, be used to provide vital data to prioritise and assess conservation interventions. We also recommend targeted protection and financial support to bolster the remaining key core population of A. j. hecki and their prey. Our results highlight the urgent need for effective and coordinated action to prevent the loss of this iconic cheetah subspecies.
Les grands mammifè res jouent un rô le crucial au sein des é cosystè mes, mais 60 % sont aujourd'hui menacé s d'extinction et leurs populations continuent à dé cliner, en particulier dans les zones de conflits armé s. Ces dé clins perturbent le fonctionnement des é cosystè mes et compromettent les capacité s de ré tablissement des populations de ces espè ces aprè s les conflits. Les grands carnivores sont particuliè rement affecté s par les conflits armé s. Cependant, le manque d'informations sur l'é tat de ces populations dans les zones touché es par l'insé curité persiste, car les efforts importants requis pour le suivi pré sentent des risques pour la sé curité des personnes. L'é cosystè me W-Arly-Pendjari (WAP), d'importance mondiale, est de plus en plus affecté par les conflits armé s, tout en abritant l'une des quatre derniè res populations connues de gué pards d'Afrique du Nord-Ouest (Acinonyx jubatus hecki), une sous-espè ce en danger critique d'extinction qui reste peu documenté e. Pour pallier ce dé ficit de donné es et gé né rer des estimations fiables et reproductibles sur la population de gué pards, nous avons mis en place une mé thode innovante de double placement de piè ges photographiques, lors de trois suivis biennaux au sein du Parc National de Pendjari et de ses zones de chasse adjacentes. Cette approche a permis de dé tecter suffisamment d'individus et d'obtenir assez de recaptures pour estimer la densité des gué pards dans la zone et pourrait ê tre adapté e à d'autres espè ces rares existant à faible densité. Les deux meilleurs modè les de capture-recapture spatialement explicite (SECR) multisessions ont estimé une densité de 0,26 +/- 0,10 SE individu/100 km2 dans une zone d'é tude de 4 839 km2, soit 0,51 +/- 0,16 SE individu/100 km2 dans le Parc National de la Pendjari et une densité nulle dans les ré serves de chasse adjacentes. Le sex-ratio é tait biaisé en faveur des femelles, qui se dé placent sur des surfaces deux fois plus é tendues que les mâ les, ce qui est en accord avec d'autres é tudes sur l'espè ce. Les gué pards ont une activité principalement cré pusculaire et les mâ les sont actifs avant le lever et aprè s le coucher du soleil. Implications pratiques: nos ré sultats indiquent que le Parc National de la Pendjari constitue probablement une zone centrale pour les gué pards dans l'é cosystè me, jouant un rô le de source importante pour le Complexe WAP. Cependant, l'é tat de la population demeure inquié tant. É tant donné la pré valence de groupes extrê mistes violents et de l'insé curité dans l'aire de ré partition restante de A. j. hecki, nous recommandons l'utilisation de notre approche, qui limite le travail sur le terrain, pour recueillir des donné es essentielles en vue de prioriser et d'é valuer les interventions de conservation. Nous pré conisons é galement une protection ciblé e et un soutien financier pour pré server les populations restantes d'A. j. hecki et de leurs proies.
Ces ré sultats mettent en é vidence l'urgence d'une action efficace et coordonné e pour é viter la disparition de cette sous-espè ce emblé matique.