Résumé
Lorsque les individus ont des préférences spatialement différenciée sur les sites impactés par une espèce invasive, les décideurs doivent prendre en compte cette hétérogénéité spatiale et cibler la préservation en conséquence. Nous estimons ici les préférences, de manière spatialement différenciée, pour la lutte contre la Jussie (Ludwigia grandiflora), une plante envahissante qui se développent dans un parc naturel régional français. Nous utilisons un discrete choice experiment spatialement explicite pour mesurer les consentements à payer des populations pour préserver différentes zones du parc. Nos résultats indiquent que les consentements à payer sont significativement dépendant de la zone considérée, avec certaines zones où ceux-ci sont trois fois plus élevés que dans d’autres. Nous analysons les principaux facteurs qui expliquent cette hétérogénéité spatiale des préférences et montrons que les répondants habitant proche du parc et/ou visitant souvent le parc et/ou pratiquant des activités dans le parc ont une hétérogénéité spatiale plus marquée de leurs consentements à payer.