Abstract
Contexte : Le regain d'inquiétude vis-à-vis des punaises s'explique par la réémergence de plusieurs espèces indigènes considérées jusqu'à présent comme des ravageurs secondaires et dont les dégâts ont augmenté ces derniers temps à la faveur de changements de pratiques agricoles, de changements plus globaux, voire d'apparitions de résistances. Par ailleurs, les activité humaines introduisent des espèces exotiques, qualifiées d'invasives, comme la punaise diabolique Halyomorpha halys. Lutte biologique, biocontrôle, alternatives : La lutte biologique est définie par l'Organisation internationale de lutte biologique (OILB) comme l'utilisation d'organisme vivants (appelés auxiliaires ou agents de lutte biologique) ou de leurs produits pour prévenir ou réduire les dégâts causés par les ravageurs. Le terme "biocontrôle" intègre, dans son acception, française officielle, la lutte biologique à l'aide de macro- ou micro-organismes, des solutions basées sur les médiateurs chimiques ou de substances naturelles d'origine végétale, animale ou minérale. Des méthodes complémentaires (filets, plantes de service...) peuvent s'envisager. Gestion des punaises : A l'échelle mondiale, deux espèces ont plus particulièrement fait l'objet de programmes de lutte biologique : Nezara viridula, avec l'acclimatation du parasitoïde oophage Trissolcus basalis ; Halyomorpha halys avec des populations autochtones de Trissolcus japonicus.