Abstract
Prisonnier d’une logique sérielle dans laquelle les partenaires à conquérir compulsivement sont interchangeables, le sex addict ne croit généralement ni plus tellement à l’amour, ni en l’autre, ni en lui-même. Dans cette existence sans espoirs ni illusions, les qualités du bonheur régressent à celles de l’excitatoire qui apporte en un toujours trop court instant le leurre d’un plaisir d’exister. En deçà du caractère frénétique de ces manies sexuelles manifestes, le clinicien perçoit souvent un processus mélancolique fortement ancré.