Résumé
La loi sur l’eau de 2006 prévoit l’établissement d’Organismes uniques de gestion collective (OUGC) chargés de répartir la ressource en eau entre irrigants. Ceci impose de réfléchir à des modes de gestion décentralisée de l’eau d’irrigation. Les auteurs ont élaboré deux instruments économiques de gestion décentralisée respectant les principes d’Ostrom : un système de bonus-malus individuels et monétaires, et un système d’autorégulation imbriquée. Par une méthode de prospective participative, ces instruments ont été discutés avec trois groupes d’irrigants et de représentants institutionnels du bassin du Clain (86). Le premier a été mal reçu, les participants rejetant le principe « de la carotte et du bâton ». Le second a été fortement apprécié et semble constituer un futur envisageable.