Résumé
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire démyélinisante de pronostic extrêmement variable qui, malgré les progrès récents, nécessite toujours que l’on identifie des biomarqueurs pronostiques.
L’objectif de cet étude était d’évaluer l’intérêt de la mesure des valeurs sériques du marqueur sTREM2 et de les comparer aux valeurs de NfL et GFAP.
Dans une étude rétrospective, 97 échantillons sériques ont été analysés : SEP-RR (n=29), SEP-PP (n=28), témoins sains (n=20) et inflammatoires (n=20). Les niveaux de sTREM2, NfL et GFAP ont été mesurés par ELISA (Fujirebio) et ELISA ultrasensible (Simoa, Quanterix). Une comparaison intergroupe a été réalisée (test ANOVA), et les corrélations entre sTREM2 et les autres biomarqueurs ont été examinées.
Les valeurs sériques de sTREM2 étaient plus élevées dans la population SEP que chez les témoins. Plus précisément, elles étaient très significativement augmentées dans le groupe SEP-RR (p<0,001). Dans ce groupe, les valeurs de sTREM2 variaient selon le délai depuis la poussée, avec un pic entre 7jours et 1 mois post-poussée (p=0,0391). Aucune corrélation forte n’a été observée entre sTREM2 et les biomarqueurs NfL ou GFAP (Figure 1).
Alors que NfL et GFAP semblent être des biomarqueurs prometteurs pour évaluer l’activité et la progression de la SEP, nos résultats suggèrent que sTREM2 pourrait être un biomarqueur additionnel étroitement associé au statut récurrent rémittent de la SEP et à l’existence d’une poussée récente. Ces données nécessitent néanmoins une confirmation à l’aide de cohortes indépendantes.
sTREM2 semble être un biomarqueur prometteur permettant d’évaluer, en complément des biomarqueurs existants, l’activité de la SEP. Une analyse indépendante sur une cohorte élargie sera présentée lors du congrès.