Abstract
Les auteurs étudient les fluctuations, en mai-juin 1972, du stock et de la biomasse des jeunes daurades du petit étang littoral du Prévost (380 ha). Les animaux sont capturés dans des filets pièges dits capetchades. Les estimations de stock sont effectuées soit suivant la méthode classique de Petersen, soit suivant une méthode inspirée de Jolly (1965). Les résultats mettent en évidence deux populations biométriquement distinctes, isolées par un courant constituant une frontière hydrologique. Au sein de chacune d’elles, on note des fluctuations très rapides du stock, de la taille moyenne, de la biomasse, l’ensemble gérant une image de groupements très lâches, constamment dissociés puis reconstitués.En conclusion les auteurs soulignent la nécessité de poursuivre l’analyse de ces « mouvements de foule » en vue d’une part d’en connaître le déterminisme, d’autre part d’en tirer des conclusions réalistes sur les possibilités d’alevinage des étangs littoraux