Résumé
La densité de flux de sève a été mesurée en continu à l'aide de capteur de type Granier sur cinq Quercus ilex, quatre Arburus unedo et un Quercus pubescens de juin 1993 à octobre 1994. Ces mesures ont été complétées par des mesures microclimatiques bihoraires de rayonnement global, de température et d'humidité de l'air, de vitesse du vent et de hauteur de précipitation. Ces mesures sont faites au sommet d'une tour de 12 m dominant le couvert forestier d'environ 2 m. Sept suivis journaliers complets ou partiels de conductance stomatique et de potentiel hydrique pour des feuilles exposées au soleil des trois espèces d'arbre ont été réalisés. Pour ces trois espèces, nous avons estimé la conductance stomatique à l'aide du modèle simple feuille de Penman-Monteith. Les feuilles sont subdivisées en feuilles de lumière et d'ombre. Seule les feuilles de lumière sont supposées contribuer à la transpiration totale. La transpiration est dérivée des mesures de flux de sève à l'aide d'une fonction de transfert qui tient compte du stockage de l'eau dans le tronc. La conductance stomatique est déduite de l'inversion du modèle de Penman-Monteith compte tenu de la transpiration et des conditions microclimatiques. Un modèle empirique multiplicatif de ces conductances a été ajusté sur les données acquises en 1993. Il les relie aux conditions microclimatiques et au potentiel hydrique foliaire. Ce modèle de conductance a été validé à l'aide des données acquises en 1994 et à des mesures de conductances réalisées au poromètre. Ce modèle a été comparé aux modèles de la littérature proposés pour ces espèces. En dépit des simplifications inhérentes à la représentation simple feuille du couvert, ce modèle est utile pour prédire les interactions entre les forêts mixtes méditerranéennes et leur environnement et pour interpréter les mesures de transpiration.