Résumé
Cet article propose une réflexion méthodologique sur les catégories sociales dans les pays du Sud et en particulier dans les contextes africains. Il plaide pour des formes d’innovations méthodologiques mieux à même de permettre de comprendre certains ressorts fondamentaux de la migration pour études. Par la critique des catégories officielles, l’article indique que les avancées des travaux de nature ethnographique peuvent être mobilisées par les chercheurs pour (re)construire des typologies mieux ancrées dans les réalités socio-économiques des pays en développement. Le cas des élites maliennes ici développé montre que les migrations pour études s’insèrent pleinement dans des modes de vie tournés vers l’extérieur, où la réussite sociale s’affiche par la possession de biens emblématiques et d’agréments de luxe dont les études à l’étranger constituent l’un des éléments centraux.