Résumé
Dans le bas Vivarais, les viticulteurs sont aujourd'hui confrontés aux problèmes de ruissellement et de l'érosion hydrique. Or, la dégradation des sols qui en découle peut à court terme influer sur la qualité de la production (par perte des éléments minéraux nécessaires à la plante) et à long terme même, remettre en cause la notion de terroir. L'enjeu d'une lutte anti-érosive est d'autant plus important ici que le vignoble occupe une part importante de la S.A.U. et qu'il est depuis peu sorti d'une production de vins de table. La qualité du sol est donc un critère majeur à préserver pour demeurer en Appellation Vins de Pays ou Vins de Qualité Supérieure, ou éventuellement passer en A.O.C.. Mais qu'est-ce que l'érosion hydrique ? Comment se répartit-elle ? Quels sont les facteurs aggravant son activité ?Afin de mieux comprendre ce phénomène et de répondre à ces questions, l'étude effectuée ici privilégie deux entrées et deux échelles spatiales d'analyse différentes : le croisement des données obtenues par analyse synchronique de l'occupation du sol du bassin versant du Gazel (296 ha) et celles obtenues à l'échelle de la parcelle expérimentale (mesures quantitatives des flux solides et liquides en fonction de quatre techniques culturales). L'objectif étant de préconiser des solutions de lutte anti-érosives aisées à mettre en place par les viticulteurs, mais aussi de favoriser une gestion intégrée et adaptée au contexte local, à l'échelle de l'unité spatiale du ruissellement.