Résumé
Avec plusieurs spécialités autorisées au cours des dernières années, la radiothérapie interne vectorisée (RIV) connaît un fort développement et traite de plus en plus de patients. Comparativement aux RIV approuvées, il y a deux décennies (e.g. Zevalin TM), les traitements sont désormais fractionnés (plusieurs injections) et s’étalent sur plusieurs mois. La dose absorbée et le débit de dose absorbée, les caractéristiques génétiques et/ou épigénétiques des tumeurs, mais aussi les communications intercellulaires comme celles impliquant le système immunitaire, deviennent les paramètres clés à considérer pour améliorer l’efficacité du traitement tout en protégeant les tissus sains. La radiobiologie utilisant à la fois des modèles précliniques mais aussi un nombre croissant de données cliniques aujourd’hui disponibles doit permettre d’apporter un éclairage rationnel à la fois sur l’efficacité et la toxicité de cette radiothérapie continue et à faible débit de dose, pour une meilleure prise en charge des patients.