Résumé
L’objectif de cette étude était d’analyser la prise en charge diagnostique et thérapeutique de l’infection et de l’érosion de prothèse de rectopéxie et d’en évaluer l’impact sur les résultats fonctionnels.
Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, monocentrique entre 2004 et 2012. Sur 320 procédures, 7 patientes, âge moyen 61 ans, avaient une érosion ou une infection de la prothèse de rectopéxie. Etaient étudiés, la symptomatologie, la prise en charge de cette complication et les résultats sur la symptomatologie fonctionnelle.
Le délai moyen de diagnostic de prothèse infectée ou érosive était de 31 mois (extrêmes 3 à 62). Les principales manifestations cliniques étaient une ulcération muqueuse (71 %), les écoulements purulents ou séro-sanglants (57 %) et les douleurs (43 %). 100 % des patientes ont nécessité le retrait chirurgical de la prothèse, cinq par laparoscopie et deux par voie transanale. Aucune patiente n’a eu de stomie de protection. Les patientes étaient asymptomatiques 3 mois après le retrait de la prothèse. Une patiente a présenté une récidive de constipation terminale et l’apparition d’une incontinence anale, une autre une aggravation d’incontinence anale.
Le traitement des symptômes d’une prothèse de RVPL érosive ou infecté est le retrait chirurgical du matériel prothétique par laparoscopie ou voie trans-anale. Une stomie de protection ne doit pas être réalisé systématiquement. La récidive de la symptomatologie fonctionnelle n’est pas systématique.