Résumé
ObjectifComparer deux techniques chirurgicales dans la prise en charge de la canaliculite chronique primitive à concrétion (CCP).MéthodesInclusion : suppuration oculaire chronique associée à une dilatation canaliculaire inflammatoire et examen de la concrétion par coloration de Gomori-Grocott. Deux groupes ont été créés en fonction de la technique opératoire : fragmentation in situ de la concrétion par curetage transméatique à l’aveugle (groupe A) et l’ablation in toto après punctotomie et canaliculotomie postérieure, au tiers latéral (groupe B). L’échec était défini comme la récidive de la CCP (suppuration chronique + dilatation canaliculaire). Les résultats obtenus étaient comparés au moyen d’un test de Fisher.RésultatsQuatre-vingt-seize patients ont été opérés consécutivement entre 1987 et 2017. Groupe A : 51 cas, âge moyen 51,5 ans, âges extrêmes 25 à 83 ans, taux d’échec 19,6 %, recul moyen 22 mois, recul extrêmes de 1 à 224 mois. Groupe B : 45 cas, âge moyen 68 ans, âges extrêmes 17 à 87 ans, taux d’échec 4,4 %, recul moyen 27 mois, reculs extrêmes de 1 à 176 mois. La différence était significative avec un p de 0,0331321866345815 (Odd Ratio 0,1936; écart-type à 95 % [0,0195;0,9885]).ConclusionLa punctotomie associée à une canaliculotomie postérieure du tiers latéral est simple, rapide et plus performante que la fragmentation transméatique à l’aveugle. Elles n’induisent pas de désamorçage de la pompe lacrymale. La différence de résultats est probablement dû à un meilleur contrôle visuel peropératoire.