Résumé
RésuméObjectifs. — Les effets secondaires indésirables des médicaments, sixième cause de décès dans les pays occidentaux, sont fréquents aux urgences. Dans certains hôpitaux, les urgentistes prescrivent pour les patients qu’ils hospitalisent. Ces prescriptions peuvent perdurer plusieurs jours. Notre objectif principal était d’observer la fréquence des erreurs de prescriptions pour ces patients hospitalisés à partir des urgences.Méthodes. — Étude monocentrique rétrospective. La population étudiée correspondait à l’ensemble des patients, admis aux urgences puis hospitalisés en médecine ou en chirurgie, du 1 er janvier au 21 janvier 2012.Résultats. — Six cent huit patients ont été inclus, 154 (25 %) avaient des erreurs dans leurs prescriptions. Les erreurs de prescriptions étaient associées à une plus grande durée de séjour (OR = 2,47 ; IC 95 % [1,58 ; 3,92]) et à une polymédication (OR = 1,78 ; IC 95 % [1,20 ; 2,66]). Moins d’erreurs étaient associées à une consultation aux urgences par un spécialiste (OR = 0,61; IC 95% [0,41 ; 0,91]) ou la connaissance des antécédents du patient (OR = 0,28; IC 95% [0,10 ; 0,88]).Conclusion. — Les erreurs de prescriptions surviennent fréquemment aux urgences. Nous pensons que de meilleure communication et collaboration entre médecins urgentistes et consultants peuvent améliorer la justesse des prescriptions.