Résumé
Les plaintes déposées en 2023 par plusieurs patients, qui s’estiment victimes d’effets indésirables graves liés à un traitement par des fluoroquinolones, poussent ainsi à s’interroger sur les conséquences éventuelles du choix de prescrire et de dispenser des thérapeutiques en dehors des recommandations des indications du dossier d’autorisation de mise sur le marché et des agences de sécurité sanitaire. Sur le plan de la responsabilité indemnitaire, la prescription et la dispensation d’un traitement antibiotique à base de quinolone nécessitent d’informer clairement les patients sur les probabilités d’apparition d’effets indésirables potentiellement graves comme des tendinopathies ou des atteintes neuropsychiques, selon des modalités prévues par la loi et explicitées par la jurisprudence. En l’occurrence, la décision d’entreprendre une thérapeutique non complètement éprouvée ou présentant des risques importants pour la santé impliquera au préalable pour le praticien d’envisager toutes les options disponibles, sur la base d’une documentation clinique validée et reconnue par l’ensemble de la communauté scientifique.