Résumé
Dans cette contribution nous tentons de repérer, dans les pratiques effectives des enseignants, des traces des effets éthiques des fictions littéraires à travers des entretiens menés avec des élèves de CE2 à la suite de séances de littérature. Nous nous interrogeons également sur le traitement didactique, dans les séances filmées, de cette part de la réception des élèves et pose la question de la perception possible, par l’enseignant, de cette activité de lecture personnelle, actualisante et ancrée dans la vie de l’élève. Une hypothèse est avancée à l’appui de la théorisation du malentendu socioscolaire : cette portée éthique des fictions serait bien un produit de la lecture scolaire mais dont, paradoxalement, la classe serait dépossédée, et le maitre ignorant.