Résumé
Nous proposons un modèle à générations imbriquées dans lequel les émissions polluantes des firmes sont régulées par un système de permis de pollution. Le quota global d'émission est imposé à l'économie et s'accompagne de contraintes politiques quant à son utilisation. Dans ce contexte, la question se pose de savoir si la régulation de la pollution par les permis et la réalisation de l'optimum de premier rang sont compatibles. Nous montrons que quand la politique est contrainte, il est possible d'établir l'optimalité de l'équilibre grâce à une politique de redistribution de la rente environnementale et à une politique de discrimination par les prix des intervenants (firmes et ménages) sur le marché des permis. We develop an overlapping generations model of growth in which production generates harmful polluting emissions. In order to control pollution, the government implements an emission permits system. However, subject to political constraints, it is not able to assign the optimal quota on emissions. Hence, in such a framework, regulating pollution solely by permits does not allow the decentralized economy to achieve the long run social optimum. Our contribution is then to show that the combination of the existing permits system with a policy intended to promote price discrimination between agents on the permits market, is a mean, not only to circumvent these rigidities, but also to restore the Pareto optimality of the equilibrium.