Abstract
Les enseignants universitaires sont, de nos jours, confrontés à diverses problématiques qui les poussent à faire évoluer les modalités pédagogiques de leurs enseignements. D’abord, ils se trouvent aujourd’hui face à des publics hétérogènes (milieux sociaux, parcours scolaires et personnels, rythmes...). Ils sont confrontés à des étudiants qui n’expérimentent pas, à l’université, les mêmes difficultés : difficultés à s’adapter à la vie universitaire (Coulon, 1997), difficultés méthodologiques (Delhaxhe et al., 2011), blocage avec les enseignements théoriques, aléas personnels... Les enseignants universitaires se trouvent également confrontés à des injonctions à l’innovation pédagogique (Choplin et al., 2007 ; Rorh, Veyrunes, 2015) et à un impératif numérique (Massou, Lavielle-Gutnik, 2017) : en témoignent notamment l’engouement pour les campus numériques ou encore les Massive Online Open Courses (MOOC). Ainsi, les enseignants doivent adapter leurs modalités pédagogiques (Toullec, 2016) et bien souvent composer avec les contraintes matérielles (équipement, ressources...) disponibles dans leur établissement. En outre, dans le contexte universitaire actuel, ils sont investis de missions privilégiant – voire priorisant – la professionnalisation et l’employabilité des étudiants (Gachassin et al., 2013).