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Plurilinguisme et apprentissage des mathématiques: Ambiguïtés référentielles : négation et quantification
Article de revue scientifique   Avec comité de lecture

Plurilinguisme et apprentissage des mathématiques: Ambiguïtés référentielles : négation et quantification

Viviane Durand-Guerrier, Thierry Dias et Imed Ben Kilani
Les Langues modernes, Vol.100(3), p.75-83
09/2006

Résumé

Education Humanities and Social Sciences Logic Mathematics
In this article, we use an example to show that referential ambiguities, which are inherent in natural language, are also present in mathematics, and that they can not always be resolved within mathematics itself. Recognising them and bringing them into discussion explicitly highlights the nature of the objects in question, and holds potential for the learning of mathematics. We hypothesise, however, that such referential ambiguities, which are already a source of difficulty when studying mathematics in one’s mother tongue, can become obstacles that are difficult for pupils studying mathematics in a second language to overcome. Added to these difficulties may be those arising from any lack of congruence between the mother tongue and the language of instruction. We illustrate this using the case of the negation of universally quantified statements in the Tunisian context, where pupils first study mathematics in Arabic at primary school, then in French from the start of secondary school (pupils aged 15 to 16). This argues for greater consideration of language issues in the mathematics classroom. This applies generally, and even more so in contexts where the language of instruction is not the mother tongue. Dans cet article nous montrons, sur un exemple, que les ambiguïtés référentielles, inhérentes à la langue naturelle, sont également présentes en mathématiques, et qu’elles ne peuvent pas toujours se résoudre à l’intérieur des mathématiques. Les reconnaître et les mettre en débat renvoie explicitement à la nature des objets en jeu, et est riche potentiellement pour l’apprentissage des mathématiques. Nous faisons cependant l’hypothèse que de telles ambiguïtés référentielles, déjà source de difficultés lorsque l’on étudie les mathématiques dans sa langue maternelle peuvent s’ériger en obstacles difficilement surmontables par les élèves étudiant les mathématiques dans une langue seconde. A ces difficultés peuvent s’ajouter celles induites par la non-congruence éventuelle entre la langue maternelle et la langue de l’école. Nous illustrons ceci sur le cas de la négation des énoncés universellement quantifiés dans le contexte tunisien où les élèves étudient d’abord les mathématiques en arabe à l’école de base, puis en français à partir de l’entrée dans le secondaire (élèves de 15 à 16 ans). Ceci plaide pour une meilleure prise en compte des questions de langage dans la classe de mathématiques. Ceci vaut d’une manière générale, et plus encore dans des contextes où la langue de l’école n’est pas la langue maternelle.

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