Résumé
L’émergence du SARS-CoV-2 a renforcé l'intérêt pour la place des virus respiratoires, dans les pneumonies aiguës communautaires, en mettant en exergue de nombreux points encore mal connus tels que la part des infections asymptomatiques, les interactions entre virus respiratoires et pathogènes non viraux, leurs périodes d'incubation, leur pathogénicité ou encore la durée d'excrétion variable. La présentation clinique et radiologique des pneumonies aiguës communautaires ne permet pas toujours de distinguer l'origine virale de l'origine bactérienne. L'absence de réelle conséquence thérapeutique semble un frein à l'utilisation des PCR multiplex dans la pratique quotidienne. Toutefois, l'amélioration en termes de délai de rendu des résultats et du nombre de pathogènes inclus dans les panels, ainsi que l'accumulation récente de données épidémiologiques et cliniques, devraient aider à rationaliser l'utilisation de ces tests, faciliter l'interprétation de leurs résultats et guider l'utilisation des molécules antivirales en développement.