Abstract
Se faisant l’écho des discussions qui se sont tenues dans le cadre d’un atelier sur les partis à l’occasion du colloque des 40 ans du CEPEL, cet article revient sur la « panique » analytique suscitée par l’émergence simultanée et globalement couronnée de succès de nouvelles formations politiques en Europe, telles que Podemos en Espagne, La France Insoumise, La République en Marche en France ou encore le Mouvement 5 étoiles (M5S) en Italie. A rebours de la croyance selon laquelle ce phénomène marquerait la fin des partis traditionnels, cette contribution entend rappeler le caractère partiellement innovant des organisations qui ont vu le jour dernièrement mais également souligner les effets d’alignement partisan qu’elles ont pu connaître en s’institutionnalisant.