Résumé
Les résultats des nombreuses fouilles réalisées à Narbonne éclairent les phases d’évolution topographique de la ville depuis sa fondation jusqu’à son intégration dans le royaume wisigothique. S’agissant de la période tardo-antique, des inconnues demeurent, parmi lesquelles celle attachée à la chronologie de l’enceinte réduite, jusqu’à présent attribuée à la fin du IIIe s. apr. J.-C. et à laquelle conviendrait mieux une datation dans le courant du Ve s. apr. J.-C. La construction du mur peut coïncider avec la fin du processus de contraction qui touche la ville dès la seconde moitié du IIe s. apr. J.-C., en enveloppant un état de ville « stabilisé », ou s’inscrire dans le cours d’un mouvement topographique inachevé, en privilégiant la protection de certains quartiers au détriment d’autres encore habités et volontairement exclus. Les données issues de la vingtaine de sites répertoriés extra muros invitent à privilégier la première hypothèse.