Résumé
La réforme multilatérale des politiques agricoles est largement orientée par la volonté de réduire les impacts de ces politiques sur les marchés mondiaux, en évitant un soutien spécifique aux productions agricoles. Cette orientation répond en partie aux exigences de la coopération commerciale, mais peut éloigner les politiques de leur optimum national lorsque celles-ci requièrent des interventions spécifiques. Les auteurs montrent qu'il peut être moins coûteux de fournir certains biens publics par l'activité agricole plutôt que par un secteur non agricole. Un soutien spécifique aux secteurs multifonctionnels d'un grand pays importateur peut ainsi engendrer un gain domestique, qui peut être comparé à la perte induite pour les pays tiers par ce soutien. Un mécanisme de compensation des pays tiers est proposé lorsque les gains domestiques excèdent les coûts externes.