Abstract
À Madagascar, un élevage du gourami en polyculture extensive semble plus approprié compte tenu des faibles niveaux d’intrants et d’intensification rencontrés localement. Son régime alimentaire permettra aux pisciculteurs de contrôler au moins partiellement la croissance des plantes aquatiques comme le roseau ou le nénuphar, qui peuvent concurrencer la fertilité de l’eau et, par conséquent, la productivité des étangs de pisciculture. En rizipisciculture, les jeunes gouramis pourraient aussi se révéler être des alliés appréciables pour la lutte contre les adventices. Toutefois, très peu de documents sont disponibles pour l’élevage de cette espèce en conditions extensives. Des expérimentations viennent de débuter afin d’évaluer la survie et l’adaptation de cette espèce dans les Hauts-Plateaux (rizipisciculture et étangs ; Projet AMPIANA) de même que sur les performances de croissance à faible densité sur la Côte Est (rizipisciculture et étangs barrage ; APDRA Vatomandry). Les faibles densités (moins de 1 poisson par are en rizières ou étangs) testées résultent toutefois essentiellement des difficultés d’approvisionnement en alevins.Aux prémices d’un projet de recherche et développement pour l’aquaculture du gourami à Madagascar, force est de constater la nécessité de constituer un stock de géniteurs afin de promouvoir et diffuser les techniques de reproduction en captivité de cette espèce auprès des pisciculteurs. Cet article a donc pour objectif de défricher les étapes clés de la reproduction du gourami en Indonésie afin d’en faciliter ultérieurement l’appropriation en milieu paysans.