Abstract
Une (et bien sûr pas l’unique) lecture que l’on peut faire du premier roman de Joan Ganhaire, "Lo darrièr daus Lobaterras", c’est de lui appliquer l’analyse faite par Tzvetan Todorov du récit fantastique. Le roman est construit avec une structure particulière : il contient deux récits dont l’un, présenté comme contenu dans un manuscrit découvert des siècles après son écriture, est imbriqué dans l’autre qui conte la découverte du manuscrit. Ainsi, le livre a deux débuts et deux fins. C’est cette structure que nous allons étudier ici en essayant de montrer son efficacité dans la construction de l’atmosphère fantastique.