Résumé
La contrefaçon et la copie des produits de mode et de luxe sont généralement considérées comme des activités répréhensibles et susceptibles de léser les fi rmes détentrices des droits de propriété intellectuelle sur lesdits produits. Notre contribution effectue une revue des différents arguments, par lesquels la contrefaçon et la copie pourraient profiter aux fi rmes originales. Outre l’exposé synthétique de ces arguments et leur caractère séduisant sur le plan théorique, nous nous intéressons également à leur capacité à rendre compte du monde réel. Nous montrons qu’au-delà d’anecdotes parfois pertinentes, le ratio « contributions empiriques » sur « contributions théoriques » demeure très faible, d’où une capacité réduite à servir de guide pour des recommandations pertinentes.