Résumé
Le problème des rythmes de la morphogénèse est au cœur de la réflexion épistémologique depuis la constitution de la géomorphologie en science autonome. Avant Davis, les grands paradigmes du catastrophisme et de l'actualisme émergent. Avec Davis, si l'évolution du relief commence par une catastrophe, c'est ensuite la continuité de l'érosion qui domine. Après Davis, la géomorphologie dynamique et le concept de système d'érosion (puis morphogénique) s'imposent puis s'enrichissent des apports d'un néocatastrophisme.