Abstract
Le petit naturaliste Robert Caze semble proposer dans ses œuvres une forme entre le bref et le long : une forme mixte à même de représenter les modestes vies qui y sont dépeintes, des vies qui ne sauraient être romancées ou romanesques. Caze semble mettre à distance le genre du roman, notamment le grand roman zolien, en empruntant des procédés propres au récit bref, la forme mixte se situant en effet à mi-chemin entre le bref et le long. Ainsi, le cadre romanesque se voit sinon ébranlé du moins interrogé, voire mis à distance. Le roman ne semble pas être le genre le plus à même de porter la voix des personnages banals et médiocres, c’est alors que la forme mixte se donne à lire comme un moyen de représenter de manière plus efficiente la société du XIXe siècle.