Résumé
Cette conversation méthodologique s'attache aux effets des dégradations environnementales sur les pratiques de recherche, abordées ici sous deux angles. Le premier consiste à ouvrir la réflexion sur la manière dont ces dégradations altèrent, complexifient ou entravent l'accès aux terrains. Le second angle consiste à questionner nos pratiques et objets de recherche à l'aune de ce contexte. Il s'agit de se demander comment celui-ci travaille la production de savoirs, mais aussi plus largement, de quelles manières la recherche en sciences sociales peut favoriser des pratiques non-extractivistes tant sur le plan de l'épistémologie que sur celui des matérialités du travail de recherche, tout en prenant en compte les diverses formes d'inégalités qui entravent la pratique des sciences sociales.