Résumé
La participation des populations locales, sous sa forme politique (décentralisation), juridique (définition de droits et de contraintes) et économique (source de revenus) est un pilier rhétorique de la conservation. Elle se heurte cependant à une question récurrente : Comment associer des populations dont les modes de vie ne s'inscrivent pas dans la vision globale et contemporaine de la protection de la nature ? Ce débat se poursuit au fil des livraisons de NSS (voir l'article de Florent Kohler « Diversité culturelle et diversité biologique : une approche critique fondée sur l'exemple brésilien », NSS, 19, 2 [2011]). Il s'agit ici d'apprécier, par une démarche d'anthropologie juridique, comment le droit étatique pourrait être adapté à la gestion des ressources et aux aspirations des communautés amérindiennes et bushinenge de Guyane