Abstract
La question ici posée est celle des tenants symboliques de la pratique du dopage sportif. Depuis quelques années, la lutte contre le dopage a pris une nouvelle ampleur (financière et judiciaire), indication évidente d’une mise en jeu de désir. Nous envisageons donc le dopage comme une pratique intéressée par le comblement du manque, au-delà de la seule atteinte du titre de gloire. Se doper, colmater la division moi/corps, dénature l’essence même du sport fondé sur la permanence de cette scission; et ce, alors même que la Loi, la loi du langage est respectée. Ce paradoxe, échappant largement aux instances dirigeantes, les laisse largement désemparées.